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Questions-réponses
sur une étude de la polyneuropathie chez le Léonberg,
mise à jour en août 2009 Cela était tiré d’une conférence à
Uppsala au mois de mai - y a-t-il quelque chose de nouveau à ajouter ? Le document que je vous ai envoyé
était une version abrégée du rapport de suivi que nous avons envoyé à l’agence
préposée – il ne s’agissait pas des informations présentées en Suède. Pour la
conférence en Suède, le Dr Ned Patterson et moi-même n’avons parlé que très brièvement
du projet au groupe de LUPA : le contexte de la maladie et l’usage de
chaîne de SNP (Single Nucleotide Polymorphism).
En fait, il y a plus de détails dans le rapport que vous avez que dans le
discours. Je crois qu’on peut maintenant
collectivement affirmer qu’il est improbable que la LPN soit le résultat d’une
seule mutation de gêne. Cependant, nous n’avons pas encore de certitudes quant
aux nombres de locus (emplacement précis et invariable sur un chromosome)
impliqués ni comment ils interagissent. Il pourrait s’agir d’un gêne à effet
majeur avec modification des gênes ; ça pourrait être l’interaction de
deux ou trois gênes ; ou peut-être est-ce polygénique (tout comme le sont
les lignées d’obésité pour les gens), ce qui serait vraisemblablement une
nouvelle contrariante pour les chercheurs, comme pour les propriétaires et les éleveurs.
Nous espérons encore aujourd’hui être capable d’élucider les choses un peu plus
profondément que « polygénique » (par exemple : trente gênes,
contribuant chacun par un tout petit effet). Vous avez raison, nous ne connaissons
simplement pas, de manière sûre, le mode d’hérédité, particulièrement depuis que les phénotypes de quelques chiens
ont changé en vieillissant. Ca rend les suggestions quant aux stratégies de
reproductions vraiment difficiles. (Nous en parlerons plus bas). Encore une excellente question, dont
nous ne connaissons pas définitivement la réponse. Il est possible qu’il
s’agisse de plus d’un mal (par exemple, la CMT (Charcot-Marie-Tooth) humaine est plus un spectre de maux avec un rayon plutôt
phénotypique et de nombreuses mutation de gênes enregistrées. Il est
certainement possible que la LPN chez le Léonberg suive ce schéma, bien qu’au
départ, nous ayons espéré qu’à cause de leur nature plus consanguine que les
humains, il ne s’agirait que d’un seul mal.) Nous sommes en effet à la recherche
d’autant de biopsies de tissus/nerfs que possible, puisqu’ils fournissent les
diagnostiques les plus définitifs. Cependant, il semble qu’une telle biopsie ne
soit, sur des chiens ne montrant aucun signe clinique, pas convaincante. Idéalement,
les chiens qui commencent à présenter quelque signe subiraient une biopsie, et
les chiens qui ne montrent aucun signe ne seraient soumis à une biopsie qu’immédiatement
après leur mort. Apparemment, des échantillons sanguins d’ADN peuvent être
obtenus plutôt facilement à n’importe quel moment et nous sommes, bien sûr,
toujours preneurs. Et, puisque la maladie s’avère plus compliquée encore que
nous ne l’avions imaginé au départ, plus d’échantillons seront nécessaires afin
de déterminer les locus impliqués. Par conséquent, plus nous pouvons avoir
d’échantillons d’ADN canins, mieux ça sera. Ca rejoint la question précédente -
sur le mode d’hérédité. Mais je peux vous dire que nous voyons RELLEMENT des
familles dont les chiots atteints viennent de parents atteints. Chose
intéressante, les chiots sont parfois atteints beaucoup plus sévèrement et
puis, plus tard, les parents, qui ne paraissaient pas atteints jusque là,
commencent à présenter de légers signes cliniques. Comme vous le savez, toutes
les lignées de Léonbergs sont très étroitement liées, donc, quand nous
développons les pedigrees des cas avérés et fortement suspectés, presque tous
sont liés d’une manière ou d’une autre.
Et voilà encore une excellente
question. Je ne pense pas que quelqu’un ait procédé à un suivi strict, il n’y a
donc pas de données vraiment rigoureuses ; mais, comme je l’ai mentionné à
la question précédente, on peut vraiment voir ce genre de scénarios !!! Il
serait extrêmement difficile d’obtenir des nombres exacts pour ceci, parce que
nous n’avons presque jamais les échantillons de toute une portée de chiens
(avec les parents) et là encore, suivre les changements chez chaque
propriétaire serait un vrai défi. Et, finalement, nous avons pu constater que
certains chiens, qui ne se manifestaient pas cliniquement (les propriétaires
rapportait que leur chien était sain), firent preuve, à la biopsie post-mortem,
de légères lésions. Tout ceci rend les calculs de la fréquence exacte évoquée
dans votre question quasiment impossibles. A quelle fréquence rencontrez-vous
des cas de LPN SANS la présence de
paralysie du larynx ? Finalement une question à laquelle je
peux répondre ! Il est très rare que nous rencontrions des LPN sans
paralysie du larynx. Il doit y en avoir une poignée seulement dans toute notre
base de données qui présente une sorte d’anomalie dans le démarche et une
atrophie musculaire sans changement dans la qualité de l’aboiement, le bruit de
la respiration, etc. D’un autre côté, de nombreux propriétaires témoignent
uniquement des signes de problèmes du larynx. (Il est alors difficile d’appeler
ça une LPN, et non pas simplement une paralysie du larynx chez un gros chien.) Je pense que la seule chose que je
tiens vraiment à conseiller ici, c’est qu’à cause des débuts lents de la
maladie, et de la tendance des mâles à être atteints plus rapidement, il faut
attendre qu’il ait au minimum 3 ou
4ans, pour faire couvrir son mâle, et ensuite ne faire reproduire que ceux qui
sont exempts de tout signe clinique. Outre ceci, il est difficile de
donner des conseils lorsque nous ne connaissons pas le mode d’hérédité ou la
cause de la maladie. Il serait sage d’éviter de faire reproduire un chien qui,
certes, n’a pas de symptômes, mais dont les frères ou sœurs sont atteints. (Il
est probable que les gens l’ai déjà fait.) La plus grosse perte de temps dans
ces études provient de la durée qu’il faut pour recontacter les propriétaires
et connaître les nouveaux phénotypes, avant d’utiliser les ADN canins. Il
arrive parfois que nous perdions des mois juste pour obtenir de nouvelles informations.
Le plus souvent, la carte génétique correcte sont analysées sur plusieurs
locus, qui sont mis en évidence sur toute l’analyse du génome de la chaîne SNP.
Nous prévoyons d’avoir ces résultats le mois prochain environ. L’étape suivante
dépend des résultats : soit des séquençages intéressants des gênes candidats,
soit la découverte de plus de SNPs pour le génotype,
pour des cartes génétiques correctes. Chacune de ces étapes prendra plusieurs
mois. Kari Ekenstedt,
DVM Biosciences comparative et
moléculaire Ecole des médecines
vétérinaires Université du Minnesota 2995 AS/VM 1988 Fitch
Avenue Saitn Paul, MN 55108 Labo Ph :
612-624-5322 Bureau Ph :
612-625-5750
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