Rapport pour la fondation de la santé canine

14 août 2009

 

Bases génétiques de la neuropathie chez les Léonbergs

James Mickelson et Ned Patterson

Université du Minnesota

Début : le 01.01.08

 

 

Résumé des buts du projet : de nombreux Léonbergs manifestent une poly neuropathie distale, symétrique avec une paralysie du larynx, communément référencée sous le nom de poly neuropathie du Léonberg (LPN). Les caractéristiques cliniques et pathologiques de ce trouble montrent une neuropathie qui possède des similitudes frappantes de la maladie de Charcot-Marie-Tooth (CMT) chez les humains. Bien que le mode de transmission du LPN ne soit pas encore connu, la proportion entre la biopsie de mâles et de femelles confirmés comme atteints est approximativement de 2,5 pour 1 ; cette proportion tombe à 1,67 pour 1 pour tous les chiens qui montrent des signes cliniques, avec ou sans confirmation par biopsie. Nous avons développé une excellente banque d’échantillons ADN (acide désoxyribonucléique) provenant de chiens atteints et non-atteints, en grande partie grâce aux efforts des clubs d’éleveurs de Léonbergs et proposons ces échantillons à une association pour qu’elle les utilise dans les analyses complètes des génomes avec marqueurs SNP (Nucléotide Simple de Polymorphisme) afin de tracer l’endroit précis du gène LNP sur le chromosome. Nous identifierons ensuite le gène « suspect » en fonction de sa place spécifique, en vue de futurs séquençages et de l’identification de la mutation.

Rapport aux sponsors : nous utilisons la technique d’identification du gène la plus courante permise par le projet du génome canin, appelée puce SNP, pour trouver sur le chromosome le gène ou les gènes qui causent une prédisposition à la poly neuropathie chez le Léonberg (LPN). Le but ultime est le développement des tests basés sur l’ADN, déterminant la prédisposition du Léonberg à la neuropathologie (LPN), qui pourraient être utilisés pour les choix de croisement afin d’aider à réduire sa fréquence et potentiellement pour les thérapies plus spécifiques afin de traiter la maladie.

La bonne nouvelle c’est qu’avec l’aide remarquable des clubs de chiens de race aux Etats-Unis et en Europe, suffisamment d’échantillons ont été obtenu pour les expériences de configuration de la puce SNP. Encouragé les éleveurs à pratiquer une biopsie sur leur chien, qu’il soit supposé atteints ou qu’il soit présumé sain, pour confirmer ce statut, serait une aide formidable pour les études que nous menons ; de même une mise à jour annuelle, que nous enverraient les propriétaires de chiens faisant partie de notre protocole de recherche, nous aiderait grandement. L’autre bonne nouvelle est qu’actuellement, nous possédons plusieurs emplacements probables de chromosomes où pourraient se situés les gênes LPN. Le point noir au tableau est que plusieurs emplacements de chromosomes sont possibles pour ces gênes LPN et qu’à l’heure actuelle, elles sont toutes équiprobables. Ceci pourrait rendre plus difficile le développement d’un test clair de prédisposition LPN.

Le scénario optimiste, au début de notre étude, était que la LPN ne soit qu’un trait relativement simple dont seulement un ou deux gènes sont responsables. Actuellement, il nous semble peu probable que la LPN puisse être causée par un seul gène et nous envisageons la possibilité que l’explication de la LNP soit liée à plusieurs gênes et mutations, qui provoqueraient la totalité du mal. Maintenant que les données de l’objectif 3 sont disponibles, cette suspicion est maintenue puisque chacun des quatre emplacements spécifiques demeurent apparemment impliqués. Nous en saurons plus dès que les examens des gènes probables de ces zones commenceront.